LA CANTINE SCOLAIRE DOIT ETRE GRATUITE A CURIENNE

L'école reste obligatoire.

La commune doit aussi prendre en grande partie, soit au moins 90% du montant d'un ticket de cantine, où se baser sur le quotient familiale faute de gratuité totale.

Les enfants passent avant les folies des Adultes et leurs ambitions personnelles au détriements des enfants.
REAGISSEZ CURIENNE a trop de familles silencieuses en difficultés.

Rappel des faits
Cantine gratuite pour tous : le 4 janvier, les maires de Drancy et du Bourget mettaient les pieds dans le plat en annonçant qu’à compter de maintenant tous les élèves domiciliés dans leurs communes pourront déjeuner sans payer (l’Humanité des 5 et 8 janvier). Une mesure de justice sociale, assurent les édiles, tous deux à l’UDF.

« Nous créons un droit à un repas équilibré, quotidien et gratuit », déclarait ainsi Vincent Capo-Canellas, le maire du Bourget et président de la communauté de communes créée en décembre entre les deux villes, tandis que Jean-Christophe Lagarde, le député et maire (UDF) de Drancy, jugeant le système basé sur les quotients familiaux insuffisant à assurer l’équité sociale, déposait une loi devant l’Assemblée nationale, qui plaide pour « une gratuité pendant toute la durée de la scolarité obligatoire »

(lire sa tribune ci-après).

L’UNICEF saluait d’emblée l’initiative, rappelant l’importance du problème posé. L’organisation internationale estime en effet qu’en moyenne deux à trois enfants par école sont exclus de la cantine pour des raisons de moyens.

Soit environ 140 000 enfants en France, sachant que le nombre d’écoles y est de 56 000. Et la FCPE notait que les conditions de vie et de travail des parents rendent le passage par la case cantine quasi obligatoire et posent, du même coup, la question de sa gratuité en tant qu’outil scolaire.

Si la nécessité de mieux aider les familles semble faire l’unanimité, la solution proposée par les deux maires de Seine-Saint-Denis, elle, fait débat.

Alors que la gratuité implique inévitablement une affluence de demi-pensionnaires (600 inscrits en plus, cette semaine, dans la ville de Drancy), comment tous les accueillir dans des structures souvent pleines à craquer ? La surcharge de travail qu’entraîne cet afflux sera-t-elle prise en compte ?

Le nombre de personnels de restauration va-t-il être augmenté, leur salaire rehaussé ? Alors que l’alimentation scolaire joue également sa part dans la santé publique, les progrès entamés au niveau de la qualité des repas pourront-ils se poursuivre ? Enfin, qui pourra garantir que toutes les communes seront égales face à la dépense, quand les iniquités territoriales sont déjà flagrantes aujourd’hui ?

En toile de fond à toutes ces questions, bien sûr, celle du financement et du financeur. Qui doit payer, l’État ou les communes ? Une autre s’infiltre en filigrane : la gratuité du repas est-elle la mesure de justice sociale attendue ? Marie-Noëlle Bertrand